Le fonds vert ne parvient pas à dépenser les fonds collectés faute de projets pertinents

En réponse aux demandes répétées des pays en voie de développement auprès des pays industrialisés pour tenir les engagements de financement des projets d’atténuation et d’adaptation, le fonds vert climat appelle les délégations à proposer des projets pertinent.

Décidé en 2009 à lors de la COP19 à Copenhague, le mécanisme du fond vert destiné au financement de l’adaptation face au changement climatique représentait un geste fort de la part des pays industrialisés à accepter leurs responsabilités dans la pollution des GES. Le fond vert symbolise ainsi le principe de « pollueur-payeur » et la première notion de justice climatique en introduisant une notion de réparation et de compensation financière envers les pays les moins pollueurs. Estimé à un besoin de 100 milliards de dollars par an, le fonds ne mobilise aujourd’hui que 10% de ces engagements. Soit 10 milliards.

Michel Smitall, chargé de communication du fond vert climat, explique que, paradoxalement, le fonds ne parvient pas à dépenser cette somme, faute de projets pertinents et de garanties d’une mise en œuvre efficace.

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Les pays en voie de développement font de leur mieux, rétorque Birama Diarra, négociateur malien qui trouve par ailleurs  compliqué le mécanisme financier.

  1. fonds-vert-birama-diarra 0:29

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Une nouvelle tranche de collecte de fonds commencera en 2018 pour atteindre les objectifs de 100 milliards de dollars par an pour 2020.

Déjà, les experts estiment que le cout de l’adaptation dépasse largement les 100 milliards de dollars par an. Le chiffre de 200 milliards circule dans les assemblées